100324 - Cloud is the net
From IUCG - Internet Users Contributing Group
Le cloud computing, un mirage à la mode
Mon expérience a été basée sur Tymnet, c'est à dire un réseau intelligent dans sa manière de fournir des services réseau et de supporter le cloud computing (temps de ressources partagées) qui était le rôle de Tymshare, sa maison mère. La première donnée expérimentale qui est que sous la pression des événements, des règles et de la technologie, Tymnet et Tymshare se sont peu à peu écartés et non pas rapprochés (contrairement à l'idée actuelle du future du "cloud"),Tymshare ayant toutefois son interface serveur propre (Tymcom) dans la panoplie d'interfaces serveur de Tymnet.
.
Contents |
Les diverses intelligences
Ce que les supporters du "cloud is the net" semblent quelque peu oublier est que l'"intelligence" est au moins à quatre niveaux :
- topologie
- réseau,
- application,
- cerveau
et qu'elle n'y est pas la même, même si sont principe reste le même d'interliens à chacun de ces niveaux, de leurs natures et de leurs échelles.
Cette spécialisation réseau procède d'une intelligence intelligente (distribuée), alors que celle dont parle le "cloud computing" est une capacité de traitement localisée à un endroit réel ou virtuel (dans le nuage) dont l'intelligence n'est pas dans la distribution des données (ce qui relève des services du réseau), mais dans la distribution (desservie par le réseau) des opérations du logiciel applicatif.
L'Internet repousse toute intelligence non-topologique (routage) sur ses bords (edges), Tymnet conceptuellement également mais la localisait physiquement où elle était nécessaire, en particulier, aux deux bouts. Ce que Tymnet/Tymshare plaçait en périphérie, comme l'Internet, ce sont les serveurs de services réseau (Tymnet, au sein du réseau) et les serveurs applicatifs utilisateurs (ex. Tymshare, connectés au réseau). L'optimisation Tymshare/Tymnet passait par le serveur réseau de services Tymcom, c'est à dire l'interface Réseau/Serveur applicatif connecté, descendant très profondément et dans le réseau et dans l'OS des ordinateurs Tymshare.
La conséquence a été l'idée d'évidence (équilibre de part et d'autre) : c'est celle d'un système d'interexploitation exploitation réseau, pendant des systèmes d'exploitation des serveurs, que je reprends sous le concept de Netix.
Besoin et apports d'une terminologie appropriée et claire
A ce stade, l'important je crois est d'employer des mots clairs qui permette de "voir" plus facilement de quoi on parle. Sous Tymnet nous avions la phraséologie interne :
- Tymnet : le réseau, Transpac, l'Internet
- Tymcom : l'interface le plus en phase possible entre Tymnet et :
- Tymshare : le traitement sur machine et en temps partagé, c'est à dire ce qui est attendu du Cloud.
C'est pour cela que j'emploie des mots de systèmique générale, certes nouveaux (fondé sur Ségalen, 1905), mais précis :
- système : i.e. sens de Von Bertalanffy
- exotème : i.e. le sens de l'"exote" Ségalen, ce qui dans l'univers n'appartient pas au système mais le concerne(ra).
- péritème : par logique et comparaison, par exemple avec le système célulaire : ce qu'il y a entre le système et l'exotème.
- amphitème : par logique et comparaison ce qui entoure directement le système (le tissus)
Disons que le système est documenté par le professeur dans son amphi universitaire alors qu'à la périphérie de cet amphi vont se trouver la bibliothèque où il travaille, qui sera aussi à la périphérie de la ville où l'université est localisée, dont tous les gens intéressés par le système décrit font partie de l'exotème.
A partir de là on comprend simplement les types d'intelligence ou de visions comme :
- subjectifs pour le professeur au coeur de son sujet systèmique,
- amphijectif et périjectifs pour ce qui va l'interfacer (interne et externe).
- objectifs pour ceux qui voient tout cela de loin avec la possibilité de comparer,
- et circumjectifs pour ceux qui voient de pas assez loin pour pouvoir comparer.
Rephrasé des sujets traités
Le Cloud est un des avatars de l'exotème. Ce qui prend actuellement du poids est le péritème dont l'intelligence devient de plus en plus nécessaire à l'interfonctionnement système/exotème.
- Sous Tymnet c'etait ISIS (internally switch interactive system),
- sous Louis Pouzin et John Day, c'est le "sabot" de Pouzin (tout ce qu'il y a entre deux bouts - quelque qu'en soit le niveau),
- sous post-IDNA2008 Internet c'est ce que nous nommons l'IUI, Internet Usage Interface, dont l'amphitème est l'Interplus, c'est à dire ce qu'il faut ajouter à la gelée de la strate communiquante (échange de contenus) pour pouvoir supporter la strate relationnelle (échange de sens).
Ceci permet de "voir" plus simplement que l'intelligence du réseau :
- est formée de l'ensemble :
- dumb (basic telecom services) protocol
- on the end to end wire (passive content and enveloppe oriented value added services)
- plus edge interplus (active and ambient content oriented extended services),
- et qu'elle doit se développer au service de l'intelligence applicative pour que celle-ci puisse mieux être mise en réseau.
A partir de là on voit que le sémantique va utiliser au moins trois niveaux référentiels :
- fonctionnement du réseau global (adressage, routage, nommage, IDNA2008, etc.),
- fonctionnement local du réseau (présentations, visions, localisation, protections et filtres, transcodage [ex. punycode, et la pile de nommage A-Label, U-label, etc. que je décris comme supportée par le ML-DNS (encapsulation du DNS core et utilisation de l'interacton utilisateur des URL pour comme vecteur des commandes Netix du système interapplicatif).
- faclititation cérébrale en l'aidant à percevoir la sémantique sous-tendues par les différentes sémiotiques (présentations) utilisées (texte, geste, attitude, comportement, mots utilisés, style)
Situation actuelle
Ce qui est intéressant est que pour obtenir une officialisation de l'IAB, j'ai placè un appel contre la légereté de l'IETF à lancer IDNA2008 dans la nature _sans_ la _précaution_ d'alerter sur :
- (1) le besoin de son encapsulation peritèmique (IDNA2010) pratique
- (2) sur la finalisation architecturale fondamentale de la manière de supporter la couche présentation, nécessaire au support des langues, et qui se trouve ainsi définie ("xn--" est l'en-tête de la présentation "xn" sous Netix).
Ceci implique que l'internet se développe :
- en couverture par la concaténation (des réseaux et des technologies),
- en puissance par croissance des capacités intrinsèques (bandes passantes : ex. Unicode, IPv6)
- et en diversification par multiplication périphérique (foisonnement de métaprocesseurs, Application IDN, IDv6)
Ce développement est supporté par des concepts généraux comme le nommage/adressage, l'encapsulation, adaptabilité, simplicité communs aux trois strates physique, logique et sémantique.
Et déjà, avant la réponse de l'IESG, l'on commence à voir poindre des préoccupations (CLONE DNS des Chairs de DNSEXT) ou des drafts (X-IDNA) qui utilisent les conséquences de ces deux sujets. Mon appel est en fait la continuation du document "Mapping" du WG/IDNABIS qui crystalise le problème et que l'AD (Area Director) n'a pas voulu présenter à l'IESG. Il se trouvera ainsi quand-même présenté au commentaire de l'IAB (dont la position actuellement publiée [draft] s'oppose à l'option fondamentale d'IDNA - IDN en Applications [dans le Cloud] - pour une vision IDNApplication).
La vision actuelle de l'IAB réclame un IUI, un Internet Usage Interface péritèmique. C'est à dire que toutes les demandes de résolution de toutes les applications soient traitées par le même canal, selon la même pile de nommage - les variations (CLONES, i.e. CNAME+DNAME) étant traitées au coeur du DNS, donc une approche WYGIWYRA (what you get is what you registered in ASCII).
Ceci me parait aussi proche des préoccupations de l'IRTF sur l'adressage. Nous sommes donc bien là sur une thématique de fond.
jfc
