Considérations Multi/Mécalinguistiques
From IUCG - Internet Users Contributing Group
Je (JFCM) vais tenter de résumer mon point de vue au sujet de la situation méca/multilinguistique. Il correspond à ce que nous vivons et que l'ont peut appeler un changement fort de paradigme. Il est donc impossible de se comprendre sans expliciter les définitions conceptuelles de travail, avant d'envisager les conséquences sur l'innovation technologique, d'évaluer les risques et estimer les axes de développement qui en résultent, et de décrire une stratégie de prise en compte, pour introduire les actions pratiques qui paraissent pouvoir engager cette stratégie au niveau de l'IUCG.
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Mon référentiel
Il est bien entendu que, conformément à ce que je vais définir ici, ces définitions relèvent du système de repérage habituel de mon espace de pensées. Elles ne sont utiles que pour comprendre mes (pro)positions et pour m'indiquer les conversions que vous documenteriez comme nécessaires à la compréhension de vos propres (pro)positions.
Je me positionne d'un point de vue métatechnique
Le rationnel est le suivant :
- l'homme est un animal social doué de raison associative. En tant qu'animal social il est et fait des choses en commun. En tant que doué de raison il les discute en commun.
- il a donc constamment réfléchi (sophia), communiqué (sémiotique), associé ses connaissances (epistémé) et artificialisé (techné) pour rester en meilleure intelligence avec son environnement physique et intellectuel qu'il perçoit comme évolutif lui posant la question de la vérité stable et de la vie changeante.
- dans un premier temps, il s'est posé cette question à travers la métaphysique de la qualité de l'être, de ce qu'il est et de ce qui est, au-delà des apparences physiques et de leurs équivalences qualitatives. Selon des raisonnements déductifs, inductifs et abductifs (cf. infra) et une logique théologique reposant sur l'illimité.
- puis, peu à peu, il s'est heurté aux faits de la réalité physique prenant le pas dans ses préoccupations politiques et économiques sur les aspects intellectuels (et réligeux) donnant la priorité aux égalités quantitatives, et à la progression scientifique (connaissance de l'être physique) selon une logique mathématique reposant sur le concept d'unité.
- depuis trente ans, après une période scientifique et mathématique fructeuse il tourne en rond au point de vue scientifique malgrès un très impressionnant effort intellectuel et un succès technologique tel qu'il boulverse sa société, sa métaphysique, sa transmission des connaissances et ses mathématiques; qui remet en question les notions d'unité et d'infini (grand et petit) et toute sa compréhension de l'univers; et qui est raisonné selon une approche hypothético-deductive (Boltzman).
Mon évaluation est qu cet effort n'a pas changé de perspective et n'a pas encore pris en compte l'unité de l'infini, et donc l'homogéneité physique de ses lois techniques, et donc sa métatechnique.
Pour tant il la présuppose constamment : il est possible que son blocage soit précisément l'application d'une pensée métaphysique de l'Etre (action d'affimation et d'oganisation) à ce qui relève d'une compréhension métatechnique du Faire (action créatrice et procréatrice). La métaphysique peut juger de l'artefact à l'aulne de la logique ambiante des choses humaines, mais pas du mécafact à l'aulne de la technologique dynamique d'une société devenue antrobotique. La machine prend certes une part grandissante dans la facilitation (cf. infra) de la compréhension mais peine devant le défi de la cohérence significative des choses, des artefacts (des hommes) et des mécafacts (des machines).
La pensée complexe est une tentative de traiter les systèmes de cohérence sémantique selon les règles de la logique mathématique. Par exemple, dans l'adresse sémantique http://voiture.volant.jefsey.com "volant.voiture" n'est pas commutatif avec "voiture.volant". L'un est le volant de ma voiture, l'autre est la voiture dont je tiens le volant. Le propre de http://voiture.jefsey.com et de http://voiture.toto.com est que s'ils correspondent bien chez chacun à la notion de voiture, mais que la description conceptuelle dans l'esprit de jefsey et de toto, et la nature physique en seront différentes. L'adressage sémantique est donc l'opérateur d'un routage non-commutatif.
Facilitation
L'évolution des contextes résulte en une "complication" interfaciale (naturelle ou volontaire) qui entraine une atténuation avec le résultat d'une perte entropique. J'appelle facilitation l'apport negantropique qui peut compenser la perte entropique :
- dans le même contexte (ex. graisser une machine)
- ou dans un autre contexte (ex. expérience physique conduisant à un supplément de connaissance).
Cette facilitation peut-être externe (aide, apport, organisation, etc.) ou interne (discernement, synergie ou capacité de raisonnance négentropique dans certains contextes). Un mot de bon sens commun le décrit bien, qui est d'"être en phase". Ce que l'on peut aussi rapprocher de l'hypothèse d'une courbure de phase de l'espace quantique.
Multilinguistique
J'apelle multilinguistique la cybernétique de la diversité linguistique : "Comment 'cela' (peut) marche(r) ?" Elle relève donc d'un espace multisémiotique (en l'étendant aux gestes, icones, conventions, postures, référents communs, etc.)
Mécalinguistique
J'apelle mécalinguistique ce qui se rapporte aux langues interfaces entre hommes et machines, dans la société actuelle que je différencie donc comme étant "anthrobotique". De la même façon il s'en suit qu'elle s'inscrit dans la "mécasémiotique" que nous connaissons tous très bien à travers les interfaces homme/machine . le plus ancien est sans doute le feu rouge.
Normes et standards
Je clarifie ma compréhension des concepts normatifs.
- norme comme la description de la normalité, c'est à dire de la moyenne ou de l'isotropisme global.
- standardisation la description de la gestion de la normalité dans un espace relationnel donné
Je conçois un espace relationnel comme la généralisation de la conception de jauge à la sémiotique : c'est à dire le référentiel de repérage conceptuel suffisant pour identifier une donnée notionelle (c'est à dire relative à une entité [homme, machine, société, dictionnaire, etc. ) de façon unique. Cette jauge (les dimensions de l'espace relationnel) étant à n dimensions, n étant un nombre indéfini [tous les concepts possible exprimé par l'homme] mais non infini [c'est l'objection de Kant à la 4ème règle de la méthode de Descartes : l'homme ne peut pas penser à tout]). Toutefois, l'homme est capable d'envisager des variétés d'espaces relationnels à n+1 dimension et de les expérimenter : c'est ce que nous faisons lorsque nous buttons sur la traduction dans une langue d'un concept étranger qui n'y est pas pris en compte (je m'oppose donc à Wittgenstein lorsqu'il dit que son monde est limité par son vocabulaire).
Nous avons deux façons d'approcher la normalisation :
- la "guerre" qui est l'internationalisation, c'est à dire la dissémination d'un standard national dans des régions où il contraint la norme et force son évolution.
- la "paix" qui est la métanormalisation, c'est à dire la recherche des règles profondes qui vont permettre de décrire tous les standards des normes locales selon un métastandard commun. L'application, paramétrée selon la norme locale du métastandard commun, permettra de faire bénéficier les occurences locales de la protection des normes locales du progrés commun.
Polynymie
J'appelle polynymes les noms de deux concepts dont les métadonnées dans deux langues différentes sont estimées sémantiquement cohérentes, et "polynymes normalisés" ceux dont les métadonnées sont définies par les normes ISO ou de porté equivalente.
La base de référence en est la norme ISO 3166 comme étant la norme qui définit les noms des concepts administratifs ayant capacité de rédaction normatives et du concept des langues dans lesquelles ils s'expriment. Il est toutefois bien entendu que la carte n'est pas le territoire et le concept n'est ni la notion que chacun peut s'en former ni les occurences qu'elles permettent de repérer.
Cartes noétiques
J'appelle ontographie, la carte noétique (au sein de l'intellect humain) que chacun peut se faire de l'état effectif des choses en fonction des informations qu'il réunit, c'est à dire des élements de mise à jour de cette ontographie qu'il valide au cours de son processus cognitif prise de connaissance, analyse informationnelle, interprétation du savoir, correlation de la compréhension. Ces informations lui viennent :
- des effets retours de ses actions (questionnement et écoute de son environnement),
- de ses sentiments et impressions caractérielles et corporelles,
- de son éthique,
- de son epistémé (connaissance, savoir travaillé, compréhension antérieures [mémorisées]
- de son discernement (de l'atténuation informative)
- etc.
Il les traite ou les fait traiter par ses solutions de facilitation selon le libre arbitre de sa raison ou les valeurs de hazard produites ou utilisées par sa machine.
Modes de raisonnement
Je reconnais cinq modes de raisonnement (humain), et d'inférence (machine):
- déductif, je pars de ce que je sais et je confirme
- inductif, je pars d'où j'en suis et j'apprends
- abductif, je poursuis un raisonnement inductif à partir de ce que je crois
- hypothetico-déductif, je poursuis un raisonnement déductif à partir d'une hypothèse que je pose (Boltzman)
- métaductif, je considère l'ontographie (la carte, "de quoi s'agit-il" Foch, "un petit dessin vaut mieux qu'un log discours", Napoléon, le "français langue de la loi", François 1er)
Les deux premiers sont philosophiques, le troisième "religieux" (en ce qu'il relie ce que l'on sait à quelque chose que l'on croit), le quatrième scientifique, le cinquième sémantique en ce qu'il permet de mieux la cohérence (faire sens) de systèmes complexes (tissus à beaucoup de fils) qui seraient trop compliqués pour les deux premiers, trop long pour le quatrième, et fondé sur le recul de la croyance pour le troisème).
Expérience de pensée MacJefsey
Cette expérience de pensée ouverte peut être utilisée pour envisager l'approche d'une théorie de la facilitation numérique. Il s'agit, selon la suggestion de René Thom, de se mettre à la place de l'objet que l'on veut comprendre. Le bain d'Archimède, La pomme de Newton, ou le maçon dans son ascenseur d'Einstein.
Communications
Quelques repères pour comprendre plus simplement
On a trois grandes strates :
- télécoms (téléphone) : transport du signal
- datacoms (internet) : transport du contenu
- métacoms (intersem) : transport du sens
Dans les datacoms il y a au moins cinq types de contenus
- données passives (ce qui est reçu est ce qui a été envoyé)
- données actives (ce qui est reçu est ce que voulait l'envoyeur)
- données de référence (les données antérieurement communes)
- données ambiantes (données de cinq sens)
- données inférées (jamais transmises)
L'internet ne supporte que le transfert des données passives.
La facilitation consiste ici à aider à obtenir des données inférées à partir des quatre autres délivrées par l'Internet (passives) et l'interplus (actives, de référence et ambiantes). Le rôle des machines n'y est pas de décider des données mais d'apporter les moyens de les traiter.
Protection des utilisateurs
Le conflit entre l'ingénieur et l'utilisateur est la définition de ce qui un service et de ce qui est un asservissement. Cette définition et son application est d'autant plus compliquée que la texture (complexus) des relation est étendue et intriquée ce qui se traduit par la diversité (et la densité) des échanges (et compréhension des données inférées).
La protection est celle du libre arbitre (exercice de la raison) - trois familles de démarches itératives d'ordre :
- métaphysique : fortifier l'être, comprendre et aider le comment être en l'éduquant pour qu'il soit robuste et puisse s'exercer.
- métatechnique : fortifier le faire, comprendre et aider le comment faire en lui apportant la facilitation qui lui est nécessaire.
- épistémologique : fortifier le savoir, comprendre et aider le comment savoir en lui apportant la connaissance pertinente
Ces trois démarches sont liées à la communication entre nous car nous les expérimentons par l'être ensemble (politique, et la découverte de la sagesse), le savoir ensemble (cultures et religions) et le faire ensemble (technique, et découverte de la science). Nous retrouvons là les trois grandes phases (paradigmes) :
- qualitative où l'être ensemble a dominé et l'être s'est découvert au sein d'un monde géocentrique
- quantitative où l'être et le faire ensemble ont dominé grâce à l'unité logique et d'échanges d'un monde héliocentrique
- significative où le faire se découvre à son tour, principalement par l'identification de l'entité intelligente (au sens de lier seule ses propres références) d'un monde idiocentrique (cf. Résolution fondamentale du SMSI).
la complexité
Le changement de paradigme pour le réseau va consister à ne pas considérer la texture (potentiellement illimitée dans tous les sens, ex. physique quantique) et donc les noeuds (carte d'un monde incontrôlable) mais ses adjacences (carte d'un monde où l'on soit au centre et apprécie ses possibilités) ce qui est à mesure humaine et pertinent au libre jugement.
Nous voyons alors que les lois de Metcalf et de Reed qui définissent la valeur (et la complexité des réseaux) doivent être remplacées par le mienne ( http://jefsey.com/netvalue.pdf) - excuse-moi du peu mais .... :-)
Entéléchie
Nous sommes donc arrivé à une phase nouvelle dans la compréhension naturelle, relationnelle et intellectuelle que notre entéléchie cherche à maintenir en dépit de l'évolution de la démographie, de nos contextes d'échanges et de notre rapport à la facilitation (ce que l'on fait faire).
Nous avons vu par exemple apparaître :
- l'industrialisation de Colbert (apparition du mécafact - l'artéfact produit par une machine),
- la densification de la doxa sous forme d'opinion publique, d'acte de language et de politiquement correct,
- la bombe atomique qui fur le premier des "faire ensemble" qui nous à conduit à extraire une nouvelle puissance de la nature, bien plus importante que celle du feu et de sa thermodynamique.
- la dématérialisation, la fiduciarisation, l'instrumentalisation financière, la dynamisation et la fin de la garantie monétaire.
- intelligence - trois niveaux :
- intelligence des liens entre les choses et les gens
- connaissance de ces liens
- utilisation astucieuse de ces liens
- thèorie de la connaissance
- données ce qui est défini par des métadonnées et contraint par des syllodonnée (systèmatisation du possible)
- connaissance : données acquise
- information : accroissement des connaissances
- savoir ou science : connaissance structurées
- compréhension : construction mentale personnelle tenant compte de tout un savoir
- théorie des échanges possibles :
- sommeil
- écoute
- soliloque
- monologue
- dialogue
- polylogue
- osmose
- linguistique se préoccupe de l'énontiation et de l'interprétation de la référentiation des idées par rapport à des repérages conceptuels résultant de la stabilisation des notions.
- syntaxe,
- sémantique
- pragmatique
- multilinguistique
- polynymie tentative de référentiation multilinguistique croisée en tenant compte d'une "connexion" (cf. théorie de Jauge) conceptuelle multilinguistique (standards de métadonnées)
- multilinguistique (cybernétique de la diversité linguistique) considère quatre environnement d'échanges :
- universel - le référentiel est numérique ou géométrique (icône)
- linguistique - la langue est un protocole tête à tête (brain to brain)
- globlisation - le référentiel est une langue donnée pour l'internationalisation du média, la localisation des bouts et le filtrage des échanges (Mark Davis)
- multilinguisation - généralisation de la globalisation à toute les langues
- trois grands états du réel :
- possible - ce qui va percevoir l'action et la conditionner en énaction dans le temps
- effectif - modifié par l'enaction
- virtuel - modifié par la perception de l'effectif à travers la réaction et l'évolution des référents (éthique, compréhension, sens, sentiments, etc.)
- hazard : décohérence des conditions initales (non mesurables) dans le temps.
- vérité :
- philosophique : ce qui est évident ou nécessaire (Aristote)
- religieux : ce qui est décrit par Dieu (religion = lien entre le visible et l'invisible [dans tous les domaines "ma religion est faite en terme de système d'exploitation"]
- sémantique : ce qui est indéfiniment cohérent.
Sablier de l'intersem (englobant celui de l'interplus, englobant celui de l'internet)
